Le nouveau plan de lutte contre la tricherie au bac 2016

De nombreux lycéens croient dur comme fer que la triche est un moyen efficace pour réussir au bac. Mais cette année, le Ministère de l'éducation nationale a élaboré un plan très pointilleux de lutte contre la triche afin d'ôter toute envie aux bacheliers de frauder.

blog picture

Aucune fuite

L'objectif principal du Ministère est d'empêcher une quelconque divulgation des sujets au sein du corps éducatif.  

Les enseignants, les directeurs, les éducateurs et le personnel administratif susceptibles d'entrer en contact avec les sujets d'examen sont tenus de signer une charte de déontologie. Ils s'engagent par cet acte à ne point révéler les textes relatifs au bac 2016 sur les réseaux sociaux ni au grand public.

Dans le cas d'une fuite de sujet, d'une usurpation d'identité ou d'une falsification de pièce d'identité, le coupable risque des sanctions lourdes qui peuvent aller jusqu'à trois ans de prison et 9.000 euros d'amende.

La sécurité informatique a aussi été renforcée à travers l'utilisation de clés USB cryptées et d'une surveillance pointue tout au long du trajet des sujets, du rectorat aux centres d'examen.

L'insertion de notices dissuasives

Le Ministère a installé dans chaque centre d'examen et à l'entrée de chaque salle des notices qui précisent les conditions d'accès et de sortie à la salle d'examen. Elles informent également les sanctions encourues en cas de non-respect.

Ces textes rappellent qu'il est interdit :

  • d'utiliser un appareil permettant l'échange d'informations (téléphone, Ipod, tablette...) ou permettant l'écoute d'un fichier audio
  • de communiquer avec les autres candidats
  • d'utiliser une calculatrice si le sujet ne l'autorise pas
  • d'utiliser des papiers et documents autres que ceux fournis par l'administration
  • d'envoyer quelqu'un à sa place pour passer une épreuve

Le baccalauréat a débuté mercredi 15 juin avec pour première épreuve la philosophie pour le bac général, technologique et le français pour les filières professionnelles.

Chaque copie est marquée des traditionnels avertissements : « les calculatrices ne sont pas autorisées » ou « les documents sont interdits ».

La multiplication des détecteurs de téléphone et d'objets connectés

L'avènement des TIC et l'évolution des Smartphones ont accru le phénomène de triche à l'examen et aux concours. C'est pourquoi le Ministère a décidé de renforcer la surveillance aux épreuves 2016 à travers la multiplication des détecteurs de portables et d'objets électroniques.

Toutes les académies sont équipées de ces appareils. Les recteurs sont chargés de les répartir de façon aléatoire dans l'académie et veillent à les faire circuler entre les centres d'examen tout au long des épreuves.

Ces gadgets sont donc omniprésents dans chaque centre d'examen. On ignore leur nombre exact, mais une chose est sure, il y en aura suffisamment pour contrer toutes les techniques de fraudes.

Une prise en flagrant délit de triche interdit à l'élève de poursuivre les épreuves et peut entrainer l'interdiction de passer l'examen pendant deux à cinq ans selon la gravité des faits.

D'ailleurs à partir de la session de 2018, les calculatrices programmables, qui peuvent receler des formules difficiles à mémoriser ou des éléments de cours seront interdites. Seules les versions de collège seront autorisées.